Caution ou hypothèque, les grandes différences

Lors de la souscription d’un prêt immobilier, les banques exigent souvent une garantie afin de se protéger d’éventuelles insolvabilités des emprunteurs. Ce gage permet aux établissements de crédit d’avoir l’assurance de récupérer les fonds avancés en cas de défaillance de leurs clients.

Pour garantir un prêt, plusieurs possibilités s’offrent à vous. Mais l’hypothèque et la caution sont les plus répandues. Pour mieux choisir la solution la plus adaptée à votre situation, un tour d’horizon de grandes différences qui existent entre ces deux types de garanties.

Nature des garanties

Qu’il s’agisse d’une hypothèque ou d’une caution, la garantie financière permet de garantir le prêt immobilier. Mais la nature de ces gages n’est pas identique. En cas d’hypothèque, la garantie porte sur le bien immobilier financé avec le crédit.

En cas de défaillance de remboursement du prêt, la banque a le plein droit de vendre l’immobilier pour récupérer le fonds emprunté. Tandis qu’avec la caution, c’est une société de cautionnement qui rembourse le prêt à la place de l’emprunteur en cas d’insolvabilité de celui-ci grâce à une cotisation qu’il a versée.

Coûts des garanties

La garantie doit toujours être proportionnelle à la somme empruntée, que ce soit en cas d’hypothèque ou de caution. Mais, c’est au niveau des frais que réside la différence. Outre le fonds à rembourser, il faut également payer les honoraires du notaire, le salaire du conservateur des hypothèques, les frais d’enregistrement et de timbres ainsi que la taxe publicité foncière pour l’hypothèque. Alors que pour la caution, il n’y a que la commission de la société de cautionnement (1 à 2% du montant du prêt) qu’il faut payer.

Procédures à suivre

Concernant la procédure, celle de la caution est simplifiée. Il n’est pas nécessaire de passer par un notaire. C’est la raison pour laquelle cette solution est plus prisée. Par contre, les procédures à suivre en cas d’hypothèque sont plus contraignantes. Le recours à un notaire et la publication à la conservation des hypothèques sont obligatoires.